Parce que mon blog sert aussi à ça, j'ai envie de vous raconter ma merveilleuse soirée... Elle a commencé plutôt bien à vrai dire. Au sortir du bureau, retour direct
à la maison. Je me défringue pour enfiler legging en coton, pull XXL et chaussettes en grosse laine. Je me pépare un plateau-repas, dont je me régale tout en faisant le tour de la blogo. Jusque
là, on se dit: "une chouette soirée cocoon. Plutôt tranquillou pour commencer le week-end".
20 heures. C'est les grandes eaux dehors. Je m'apprête à monter prendre une douche brulante avant ma série du vendredi, Bones (pas transcendant, je sais, mais divertissant!). Et là, le drame. Je
me rends compte qu'il pleut dans ma salle à manger! Je n'avais ni vu ni entendu à cause de la musique, du bruit de la pluie que je croyais être dehors uniquement (comme il est d'usage, n'est-il
pas?) et de la lumière tamisée de mon salon. Et ce n'est pas peu dire! Un véritable rideau d'eau qui s'amplifie au fur et à mesure que la pluie s'intensifie dehors, qu'elle se transforme en
grêle, que le tonnerre gronde et que les éclairs se succèdent. Dit comme ça, ça fait très romancé. Pourtant non, je n'exagère pas.
Premier réflexe qui n'est pas le bon (je suis en flippe total à ce moment-là alors aux chiottes le bon sens!), j'appelle ma mère pour mon premier SOS de détresse. J'appelle ensuite mon
propriétaire. Tout avenant et gentil qu'il est, il me dit d'appeler les pompiers, qu'il ne peut pas se déplacer (oui, je sais, mon propriétaire est un homme riche, il habite depuis peu dans sa
nouvelle, belle et grande maison dans la capitale) et que c'est probablement la tuyauterie du toit qui est bouchée (hein??) et que j'aurai dû faire vérifier tout ça et que donc les frais seront à
ma charge. Là, je suis "légèrement" dépitée. Je lui raccroche au nez après un au revoir à peine audible et j'appelle les pompiers. Je vous la fais version dialogue:
Moi: Bonjour Monsieur, je vous appelle parce qu'il pleut dans ma salle à manger.
Lui: Donc vous voulez qu'on vienne?
Moi Ben... heu, oui, ce serait peut-être bien.
Lui: Ah ben là, ça va être difficile, va falloir prende (notez l'accent: version Dany Boon, c'est fun. Version pompier picard en central d'appel, c'est cassage de mythe
assuré) vot' mal en patience madame (Mademoiselle, connard!!!!), on est débordé. Commencez sans nous et faites le maximum avec vot' seau et l'balai. Manquez vous avez des serpillières?
Bon sinon, vous habitez où?
Je donne mon adresse. Je vous cache pas que je chiale et que je me prends une remarque cinglante. 20h30. Fin de la conversation. Ma mère me rappelle. Elle se ramène avec du renfort de
matériel.
Armée de serviettes, serpillères, seaux, balais, je commence. L'eau m'arrive jusqu'aux chevilles. Je vide quelque chose comme 5 seaux. Je me rends compte, pour continuer dans cette merde
monumentale, que l'eau a coulé dans les armoires intégrées et que TOUS mes manteaux et vestes sont trempés et horreur, mes chaussures aussi!!!!
Mon propriétaire me rappelle. Il me donne quelques consignes pour arranger la situation: appeler mon assurance, faire constater les dégâts. Il prend surtout soin de me rappeler que ça ne serait
pas arrivé si j'avais fait faire l'entretien régulier de la tuyauterie de la toiture de la maison (mais c'est quoi en plus cette expression à la con???). sauf que lui, il est à Paris, il imagine
même pas que sa maison (dans laquelle il n'a jamais habité, je précise), c'est en réalité une belle merde artisanale avec des tôles posées et que forcément, ben tout ça n'est pas imperméable
en cas de tempête ou déluge de grêles.
Entre temps, ma mère m'a donné un sacré coup de main. Mes fringues et mes shoes sont rangées dans ma chambre. On a protégé les meubles. C'est mouillé mais plus trempé. Ma mère me quitte, soirée
chorale oblige.
21h20. Je me pose enfin dans le canapé en me demandant ce que je vais pouvoir dire aux pompiers quand ils arriveront dans ma maison presque nickel. Et puis je réalise que j'ai vachement mal
au dos. Ah parce que celle-là, je vous l'ai pas raconté. Il m'a suffi d'un pas pour faire une belle glissade sur le carrelage trempé et me retrouver les quatre fers en l'air. Donc oui, j'ai mal
au dos. J'ai les fesses endolories et deux efferalgan ne sont pas de refus.
22h00. 22h15. 30. Ma mère repasse. Elle me demande ce que m'ont dit les pompiers. Non non, je n'ai pas oublié un passage. C'est juste qu'ils sont pas encore arrivés. Onze heures moins le quart:
un appel! C'est le standard des pompiers! Un gentil jeune homme me demande si c'est toujours nécessaire que ses collègues se déplacent. Je passe le téléphone à ma mère. J'ai tout simplement envie
de commettre un crime téléphonique (un concept à inventer j'pense). Je me sens incapable de lui adresser le moindre mot sans proférer une insulte. Verdict: les pompiers ne viendront pas chez moi.
Mon cas, c'est du pipi de chat!!
Bilan de la soirée: Le moral est en berne. Ma maison est en vrac et ça, c'est inconcevable pour la maniaque que je suis. J'ai envie d'insulter le prochain connard qui me dira que j'aurai pu avoir
pire (mes minnetonka pleines d'eau et mes Repetto, c'est vrai, c'est pas grave hein!! S'pèce de blaireau!!!). J'ai mal au dos et je m'apprête à passer la nuit sur le canapé parce que j'ai peur de
pas entendre la pluie si je monte me coucher.
La loose totale! Sur ce, j'ai donc décidé que demain serait une journée de GRAND shopping, je ferai flamber la CB!
NB: Moui m'enfin ma journée shopping, c'était prévu, j'ai reçu cette semaine une invit' pour
une vente privée Mellow Yellow et Repetto dans une petite boutique dont je suis une fidèle cliente. Les news là-dessus au prochain billet.
NB2: Sinon, pour info, ce billet est très long, j'y suis pas des plus délicates ni des plus douces. Pardonnez-moi, mais j'en avais bien besoin!