C’est un truc super compliqué la beauté. J’arrive pas à définir ce que c’est réellement : une allure, une expression, une mimique. Une démarche, un style, un look. Un
sourire, un rire, une intonation de voix. Des cheveux brillants, souples, une jolie coiffure, un maquillage zéro défaut, des ongles manucurés et vernis. Une silhouette aux formes gracieuses et
généreuses ou, au contraire, longiligne. Je vais dire un truc probablement très banal, mais la beauté, c’est peut-être, plutot, un tout. Et puis surtout, c’est subjectif. Totalement personnel.
Pour le coup, je vous gâte, voilà deux listes : celle des nanas, une autre des gars. Je n'en mets que trois à chaque fois mais c'est le genre de liste qui pourrait être longue comme un bras!
C’est parti:
Je ne sais pas où me situer, moi, dans tout ça. J’en doute pas, je plais à l’Homme. Mais à moi, est-ce que je plais ? Les shoes que je porte me plaisent, la plupart de
mes fringues et la façon dont je peux les assortir. Le mascara et les cils à rallonge que ça me fait, le blush rose qui me donne du pep’s ou encore mes BO chéries (des dauphins tout minis en or
gris). Oui mais voilà, tout ça, c’est matériel. C’est moi, de l’extérieur.
Mais la vraie beauté, celle dont on parle peu finalement, celle qu’on qualifie d’intérieur ? Difficile à cerner celle-là. Je me dis qu’elle est tout aussi subjective
que celle de l’extérieur. Ma naïveté à toute épreuve amuse certains mais irritent d’autres. Ma sensibilité et cette facilité déconcertante que j’ai à verser une larme touchent mais ennuient un
grand nombre. Ma sensibilité sensibilise ou agace. Mes bavardages font sourire ou rire, ou saoulent.
Alors ces hommes et ces femmes, ils sont beaux par un détail, un sourire, un « truc », une attitude. Mais qui sont-ils ? Que sont-ils « à
l’intérieur » ? Et bien vous savez quoi ? La question, je me la pose bel et bien mais je n’ai pas envie de connaître la réponse. Je veux garder l’idée que ces personnages sont
aussi beaux de l’intérieur que de l’extérieur. Pour entretenir l’illusion. Non ! Le rêve plutôt. Et un certain idéal aussi. Parce qu’après tout, sans ces images de papiers glacés - ces
personnalités habillées, coiffées, maquillées, souvent photoshoppées – la vie serait probablement bien fade.