J’ai l’impression d’avoir voulu, petite fille, faire tous plein de métiers, tous plus différents les uns que les autres. Par contre, je n’ai jamais voulu être comme mes
copines : chanteuse, mannequin ou actrice. Probablement parce que je me savais bien trop timide pour ça. Je me rattrape et je me soigne d’ailleurs. Mais tiens, et si j’étais actrice dans
« Plus belle la vie » ? (Nan, j’déconne !! Je vous ai fait peur hein ??). Bref, pour en revenir au sujet initial, je disais donc que
j’ai voulu faire plein de trucs et à chaque fois, j’ai le souvenir précis de vouloir le faire pour rencontrer du monde, voir des têtes (dixit moi, à tous âges).
Florilège :
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En primaire (du plus loin que je me souvienne parce que celui-là m’est resté longtemps), fleuriste,
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Au collège, je voulais être enseignante (probablement pour faire comme Môman). Pour corser un peu, je voulais l’être auprès d’enfants handicapés moteurs et/ou déficients
(probablement pour faire mieux que maman !),
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J’ai aussi voulu être, en vrac : avocate, juge pour enfants, militaire (incompréhensible !!), journaliste - mais pas les faits divers, la rubrique nécrologique
ou le courrier des lecteurs - nan nan grand reporter !, orthophoniste, psychomotricienne, décoratrice d’intérieur…
Et puis l’année dernière et quelques mois, on a décidé, avec des copains de primaire, de se retrouver (yeahhh, 1984 en force !). On a évoqué nos souvenirs d’école, nos
amitiés et inimitiés. On a aussi fait un tour de table de là où on en est aujourd’hui. Mon tour venu, je n’ai surpris strictement personne. Moi, par contre, je l’ai été énormément. Surprise donc,
mais aussi touchée et émue. Je suis assistante sociale dans un service qui accueille des enfants déficients intellectuels et leur famille. Mes copines m’ont toutes dit, à l’unanimité, que ça me
correspondait parfaitement. Enfant, je passais mon temps, en récré, à calmer les chamailleries, les bagarres. Et puis, parait-il, je lançais cette petite phrase à qui voulait l’entendre :
« Moi plus tard, j’aiderai les gens ». Etrangement, je n’ai absolument aucun souvenir de cette phrase ni de mes attitudes d’enfant. Et j’en suis d’autant plus surprise qu’au
sortir du bac, je me suis retrouvée sans savoir quoi faire et contrainte de m’inscrire en fac pour me donner du temps et décider de mon orientation. Le temps a, semble-t-il, bien fait les choses.
Aujourd’hui, même si je me plains, même s’il y a des moments de couacs et d’incertitude, je suis profondément satisfaite de ce que je fais, et je n’ai aucun regret.
Voilà pour la minute totale perso du jour! Bonne journée!!
J'espère que je vais avoir mon concours d'entrée à l'école d'AS!
Tiens, ma maman aussi est enseignante!