Le titre n’est pas original et je reprends une chanson bien connue mais pourtant, il convient parfaitement à mon état d’esprit du moment et à ce que je vis, aux sensations
que j’ai et à ce qui m’entoure. J’en ai des choses à dire mais je vais faire dans l’ordre et reprendre par ordre chronologique.
Pour commencer, quelques explications. Un peu (beaucoup ?) trop sure de moi, j’espérai me créer un univers sympa à travers la toile, à mon image, et avec des idées bien
arrêtées, et même un peu trop précises finalement. C’était une erreur. Décidément non, je ne suis pas douée pour créer, bricoler et utiliser les outils informatiques. J’ai flanché et j’ai
abandonné. Je m’en suis voulue. Après tout, peu importe une bannière, peu importe la forme. Mais que ça reste cohérent, simple et que je puisse m’y sentir bien et m’y retrouver, parler de
fringues évidemment, y joindre des photos (tout plein de photos !!!), mais aussi parler de moi, du quotidien et de mes envies, de TOUTES mes envies. Même si j’aime les trucs de fille et que
j’arbore un sourire béat devant mes 30 robes (ça se fête nan ??!!!) sagement rangées dans ma penderie, j’ai aussi envie de parler de mon travail, de sentiments, de lecture, de musique etc.
Mais ça, je vous l’avais déjà écrit. A trop vouloir en faire, j’ai perdu cette idée-là de vue. J’en ai perdu l’essentiel : rester moi. Avec mes imperfections et mes doutes, mes
appréhensions, mes coups de gueule et coups de moue, et puis les bons côtés aussi (z’avez-vu, je reste modeste hein, je ne détaillerai pas!). Mon blog n’est pas parfait, il n’est peut-être pas,
« dizaïgnement parlant » comme je l’imagine ou je le rêve, mais finalement, je vais l’accepter comme il est, à mon image si je parviens à me confier un peu.
Alors, première confidence sur mon travail. J’avais un objectif en sortant de l’école et après l’obtention du diplôme. J’étais bien décidée à y arriver. Un emploi honni
pendant quelques mois qui m’a laissé sur le carreau, moralement parlant, j’ai fait des pieds et des mains pour avoir le poste que je voulais à mi-temps. Je dis à mi-temps parce que dans le type
de structure où je travaille, les postes d’assistants sociaux ne sont généralement qu’à temps partiel. Et je l’ai eu. Le poste rêvé. Je pèse mes mots. Je me rends compte que ce travail me
passionne et que je n’en changerai pour rien au monde (heu, enfin quelques robes de créateurs, des Louboutin ou Jimmy Choo, un Darel ou un Longchamp… Heu, scusez ma digression, je
reprends :). Il m’a donc fallu trouver un second mi-temps, l’objectif demeurant le même. Difficile… Les postes sont rares et recherchés. A défaut, j’en ai trouvé un autre. Je ne dirai tout
de même pas alimentaire, parce que ça me plait beaucoup, mais que j’ai considéré comme provisoire, dès mon embauche.
Et le temps faisant, un peu d’acharnement, de courriers, d’entretiens, de culot aussi, depuis hier, mon projet professionnel, celui que je m’étais donnée de réaliser, mon
diplôme en poche, aboutit. Vous allez rire, peut-être, mais moi, j’ai pleuré. Je me considère avoir beaucoup de chance. Et oui, je peux le dire, cet entretien où l’on m’a annoncé que j’allais
faire partie de l’équipe m’a rendue heureuse, véritablement heureuse, comme apaisée, dans le tourbillon de ma vie.
Petite présentation tout de même de mon travail puisque je me confie sur le sujet : je travaille dans un SESSAD. C’est un Service d’Education Spéciale et de Soins A
Domicile, à destination des enfants porteurs de handicap. Les travailleurs sociaux et les psychologues, orthophonistes et psychomotriciens se rendent sur les lieux de vie de l’enfant (à la
maison, à l’école, au centre de loisirs, à l’hôpital, ou ailleurs) pour les aider et les soutenir, les accompagner et leur permettre de vivre leur scolarité en milieu ordinaire dans les
meilleures conditions possibles. Il existe différents SESSAD en fonction des handicaps. Mes deux services s’adressent aux enfants qui ont les mêmes difficultés (quel soulagement d’ailleurs, c’est
une cohérence dans l’articulation de mes deux postes) : des troubles des apprentissages et du comportement et une déficience intellectuelle. Voilà en gros, là où je travaille, ce qui
m’épanouit et même me rend heureuse.
Le tourbillon de la vie… Je passe du malheur au bonheur, des larmes aux rires. J’ai un peu la sensation que c’est ce qui m’arrive, depuis quelques temps. Mais je me dis que
je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’en ce moment…
J'ai passé mon écrit et j'attends fébrilement les résultats (vendredi 7 mars à 14h)!
J'ai tellement peur de ne pas aller à l'oral et du coup de ne pas avoir l'occasion de dire à quel point je veux faire ce métier!
Il y a deux éducatrices d'un seesad qui interviennent dans la classe dans laquelle je bosse (clis1), d'ailleurs quand je pense aux structures dans lesquelles j'aimerais bosser, les sessad sont en bonne position!
A tout bientôt!
Caro